mercredi 12 septembre 2007

balkano belge nous sommes

Ainsi, nous serions les seuls à comprendre vraiment les européens du sud-est (le peuple des balkans, les balkanais, les balkaniques, les balkaniens, je renvoies au très bon bouquin de Paul Garde, Le discours balkanique. Des mots et des hommes, Fayard, (2004) ISBN 221361704X, 479 pages / 0.79 kg 23,00 € ), nous les belges (si tant est qu’il y en ait, justement c’est sans doute là la question)…!
Le pari n’est ni risqué, ni osé, mais tentant. Ainsi, un peu comme du droit comparatif, ce serait de l’institutionnalo-politico-socio comparatif… Sachant que l’actualité fait le lien… le tour est joué.
Un peuple, un territoire, deux peuple, un territoire, on secoue bien fort, on revisite le passé, on obtient une poudrière, une bombe institutionnelle diront certains. On entre en tout cas dans ce qui va à l’encontre du sacro saint logico déductif principe stato-nationaliste: un peuple, un Etat, un Etat, un peuple. Peu de pays, en effet, ne conjugue pas ces deux termes. La Belgique en est un. Les Balkans, eux ne sont même pas un pays, mais sont composés de pays. La Bosnie-Herzegovine, elle, est un pays et ne conjugue pas un territoire, un peuple, un Etat. Il reste qu’il est, j’en ai fait l’expérience, très difficile pour la plupart des pays de comprendre la dynamique qui nous occupe. Il suffit de jeter un oeil sur les accords de Dayton. Ma mère-grand (celle-là pas l’autre) veut contenter tout le monde, ne fâcher personne, résultat elle a tout le monde à dos. Dayton c’est un peu la même chose. Il reste la constitution de la Bosnie-Herzegovine. Je croyais la constitution belge compliquée, voilà au moins un jeu égal. Tout devient encore plus compliqué quand l’institutionnel bloque et fait bloquer ce qui fait qu’un pays avance, c’est-à-dire tout le reste…
Est-ce que le fédéralisme est alors la solution. Oui et non, tout dépend ce qu’on entend par fédéralisme. Il y a autant de fédéralismes que de pays fédéraux. Tout est question de pratique et de point de départ historique dans le fédéralisme. Tout est question également de rhétorique, quand la passion de la nation, de la communauté culturelle s’en mèle et qu’elle mèle des arguments socio-économiques. Et si la thèse devenait alors, le fédéralisme est un modèle de transition,il n’est que temporaire ? Non si on regarde les USA, l’Allemagne, encore que justement, son modèle lui a permis sans doute la réunification, l’Autriche, etc… Commme principe heuristique au moins, l’argument vaut…
Octobre et Décembre risquent bien d’être des mois décisifs.

A suivre, la structure est en place.

!

Aucun commentaire: