lundi 17 septembre 2007

Test express SUP inspiro

Ce dimanche, 16 septembre, j’ai testé pour vous et pour mon plus grand plaisir, le inspiro, un stand up paddle ou SUP pour les intimes. Voilà un engin du diable, né en 2006-2007, combinant (ou étant sensé) surf et windsurf par la synthèse de la pagaie, un programme pour tout être humain attiré par la glisse. Je me devais donc d’essayer, mais en toute modestie, car le temps imparti m’était quelque peu compté.

La bête

Une longue planche, blanche, large à première vue (normal, me direz-vous) et lourde… Sorte de combinaison entre une planche débutant et un long board. Arrière effilé, nez rond, un grand pads couvrant presque tout la planche, le tout avec une 5.3 Hot Sails Maui Super Freak plantée dessus et un aileron plutôt profond (a va pas ça). Au passage, un commentaire en aparté sur la voile : molle avec plein de pli, mais très agréablement surpris par la nervosité du RDM. La voile m’a tout de même fait partir au planning avec l’engin. Belle performance donc !

Avec la voile

Me voilà dessus par un Sud-Ouest 4bft, ballade tranquille et même un peu sportive. Les pointes à 5 m’ont fait partir au planning. Lourde au départ, elle se fait agile. Il reste quand même étrange de naviguer au planning sans strap. Dommage sur ce coup là. Les manœuvres, bien, bien, on empanne et on vire sans trop de problème, mais il faut fortement appuyer sur les rails, la planche est ronde, les rails aussi. Navigation fausse panne ok. On passe les sauts, pas vraiment son programme, mais elle tient le clapot, enfin pour ceux qui aime les vibrations dans les genoux. Les surfs sont agréables, mais comme la planche est lourde, il faut pas mal anticiper sinon, la vague passe en dessous. Une fois sur la vague, la planche est surprenante de facilité, même s’il faut engager.

Avec une pagaie

Déroutant ! C’est une autre approche de l’équilibre, mais la largeur de la planche pardonne beaucoup. Pour peu on se croirait David Crockett dans les rapides canadiens ! Problème, sans voile, la planche reste fortement influencée par le vent et du coup il n’est pas facile de virer. Pour le reste, faut pas mal d’huile de bras et de force dans les épaules. Ca va vite, mais il faut partir au bon timing, comme en surf me direz-vous. En fait, après tout, ça reste un surf avec une pagaie…

En conclusion.

Vu la rapidité de mon test, je demande une secondes session, un examen de repassage ! Je n’ai pas pu essayer le surf, surf, bien qu’à mon avis ça doit être la même chose qu’avec une pagaie. Il y a donc du potentiel, sans doute beaucoup de potentiel même pour ce genre de jouet !

Au final, j’hésite longboard ou SUP ? Ma fille a conclut : papa l’eau, l’eau bateau… C’est pas un compliment…pour le bateau

mercredi 12 septembre 2007

Quand l'arrogance se tire une balle dans le pied

Viens de voir sur canvas l'extrait d'interview de Monsieur Leterme (un poids électoral de 800.000 voix tout de même et premier ministrable à ce titre sans doute) expliquant, dans l'hémicycle sénatorial, à un écolier une possible résolution de l'épineuse question: comment faire accepter par les francophones le listing des revendications flamandes ? En refinançant l'enseignement francophone pardi ! Comment ? En s'accordant sur une TVA à 6% pour les bâtiments scolaires... Bien sûr quand on sait que l'accord était bouclé en 1999 et que l'application de la TVA à 6% dépend de l'appréciation européenne à l'unanimité.... Il suffit de voir la France il y a quelque temps s'échiner à faire baisser la TVA à 6% sur l'horeca... De la Communauté française à la France, il n'y a qu'un pas.
Édifiant !
Mais dans le fond, la maladresse de Monsieur Leterme on la connaissait déjà ! Non, le plus intéressant était de constater l'arrogance de Monsieur Martens avec laquelle il défendait, peut-être avec regret, son poulain. Les francophones doivent l'accepter comme Premier, il est incontournable. Point barre ! La vieille génération d'hommes politiques, honorables pour leur services rendus à l'Etat, est appréciable et même sans doute utile. Elle a cependant une limite: son combat d'arrière garde quand il revient à l'avant scène. A entendre Monsieur Martens, on le verrait revanchard... mais de quoi ? Ne se serait-il pas assez défoulé pendant 8 gouvernement à la tête de l'Etat ? La tentation (ou le retour) du paternalisme politique remonterait-elle à la surface ?
Pour tout le reste, il est évident quand on est incontournable qu'on peut dire n'importe quoi...surtout quand on pourrait devenir Premier Ministre des Flamands, mais aussi des francophones et des germanophones (ben oui Premier des Flamands, il l'était encore il y a quelque peu).
A choisir: arrogance ou compétence ? On sait la crise sincèrement profonde, là on la découvre ennuyeuse. En attendant, l'Etat fédéral a besoin d'être gouverné autrement qu'en affaire courante
!

balkano belge nous sommes

Ainsi, nous serions les seuls à comprendre vraiment les européens du sud-est (le peuple des balkans, les balkanais, les balkaniques, les balkaniens, je renvoies au très bon bouquin de Paul Garde, Le discours balkanique. Des mots et des hommes, Fayard, (2004) ISBN 221361704X, 479 pages / 0.79 kg 23,00 € ), nous les belges (si tant est qu’il y en ait, justement c’est sans doute là la question)…!
Le pari n’est ni risqué, ni osé, mais tentant. Ainsi, un peu comme du droit comparatif, ce serait de l’institutionnalo-politico-socio comparatif… Sachant que l’actualité fait le lien… le tour est joué.
Un peuple, un territoire, deux peuple, un territoire, on secoue bien fort, on revisite le passé, on obtient une poudrière, une bombe institutionnelle diront certains. On entre en tout cas dans ce qui va à l’encontre du sacro saint logico déductif principe stato-nationaliste: un peuple, un Etat, un Etat, un peuple. Peu de pays, en effet, ne conjugue pas ces deux termes. La Belgique en est un. Les Balkans, eux ne sont même pas un pays, mais sont composés de pays. La Bosnie-Herzegovine, elle, est un pays et ne conjugue pas un territoire, un peuple, un Etat. Il reste qu’il est, j’en ai fait l’expérience, très difficile pour la plupart des pays de comprendre la dynamique qui nous occupe. Il suffit de jeter un oeil sur les accords de Dayton. Ma mère-grand (celle-là pas l’autre) veut contenter tout le monde, ne fâcher personne, résultat elle a tout le monde à dos. Dayton c’est un peu la même chose. Il reste la constitution de la Bosnie-Herzegovine. Je croyais la constitution belge compliquée, voilà au moins un jeu égal. Tout devient encore plus compliqué quand l’institutionnel bloque et fait bloquer ce qui fait qu’un pays avance, c’est-à-dire tout le reste…
Est-ce que le fédéralisme est alors la solution. Oui et non, tout dépend ce qu’on entend par fédéralisme. Il y a autant de fédéralismes que de pays fédéraux. Tout est question de pratique et de point de départ historique dans le fédéralisme. Tout est question également de rhétorique, quand la passion de la nation, de la communauté culturelle s’en mèle et qu’elle mèle des arguments socio-économiques. Et si la thèse devenait alors, le fédéralisme est un modèle de transition,il n’est que temporaire ? Non si on regarde les USA, l’Allemagne, encore que justement, son modèle lui a permis sans doute la réunification, l’Autriche, etc… Commme principe heuristique au moins, l’argument vaut…
Octobre et Décembre risquent bien d’être des mois décisifs.

A suivre, la structure est en place.

!

Chaque année

Chaque année c’est la même chose… je sais que chaque année il y a un instant de vide profond. C’est fou tout de même, on vit en ville, pour peu on ferait abstraction complète de son environnement naturel. Tu bosses, tu rentres, tu bouffes, tu dors. Y en a qui appelle cela métro-boulot-dodo. Tu te réjouis parce que tu t’es acheté un ipod, tu hésites entre une mallette et une montre, puis tu tes dis quand même “Ô passion futile, tout n’est que futilité blabla”… Aparté: On ne voit que les vacances comme moment salvateur annuel, béni des dieux et des autres, un moment sacré. C’est vrai. Moi chaque année, j’ai un autre moment salvateur. C’est pas non plus comme si c’était conscient hein, je ne l’attends jamais, mais il me surprend toujours… C’est vrai que cette année, à la différence des autres, j’ai perçu une certaine régularité dans la saison (rapport à l’environnement)….Cette année j’ai compris. Les premières fois je devais avoir 15 ans quelques chose comme ça, au cours d’une ballade dominicale dans les champs de mes lointains souvenirs namurois…, les moutons, la jolie ferme (M. verra bien de quoi je parle) et cette odeur….

C’est cette odeur qui me plonge dans ce vide, mais aujourd’hui que je suis en ville, c’est la lumière qui joue le médium, pourtant je suis certain que si j’avais la possibilité de me transposer là-bas, je sentirais cette odeur (d’ailleurs si quelqu’un a truc (pas le don) de l’ubiquité, merci de le passer, faut pas être égoïste dans la vie et ça me serait bien utile pour aller naviguer trankilou pendant que je fais semblant de bosser là dans la ville), bref, hier j’ai senti, aujourd’hui j’ai vu et le tout m’a plongé dans ce vide, dans un vertige, très court certes, mais comme quand on se sent basculer…
J’aurai dû m’en douter d’ailleurs, mais comme d’habitude je n’ai pas fait attention aux signes précurseurs. Pourtant ce matin, le radiateur c’est mis automatiquement en route…
Chaque année je sens l’automne.
L’automne commence. Magnifique l’automne quand on y pense: l’équinoxe, le vent qui va arriver, les tempêtes qui vont se succéder. Mais l’automne me plonge dans le vide parce que ça annonce l’hiver et du coup je pense à là-haut…dans les montagnes, ça doit être beau l’automne dans les montagnes. Chaque année je me sens coupé en deux, une partie de mon cerveau en forme de petit pois, le cerveau pas la partie, se dit miam va y avoir du vent et l’autre s’humidifie de mélancolie en pensant à la montagne, au givre, au brouillard et aux fines couches de neige qui vont commencer à se déposer (oui je sais les bulldozer sont à l’oeuvre en autriche, pour la fine couche c’est tout de suite plus brutal).
Dans deux semaines, on met les pulls qui grattent, mais aussi les bonnets qui grattent… en sortant de l’eau…
dr
ps. L’explication rationnelle. Acteurs: l’odeur: les cheminées qui se remettent en route et surtout les feuilles qui tombent et commencent à se décomposer. La lumière: photosynthèse qui disparait, soleil moins fort. Mais je ne sais pas pourquoi cette explication m’emmerde profondément… Allez savoir !