mercredi 28 novembre 2007

Mardi 20

Réveil sous la pluie dont on commence à prendre l’habitude… on regarde notre ami le sémaphore…sa cape républicaine nous indique : venteux. On se décide donc de filer rejoindre le spot. Le vent a toutefois complètement viré à l’est, il nous faut donc passer de l’autre côté, du côté de la baie. On se décide à gréer 5.8 et 5.4… sous la pluie. Une belle houle est occupée à se former, mais la session sera brouillon. Notre ami Kona nous rejoint sur l’eau avec son kite. On discute. Le vent tombe (malin le vent…). On repasse de l’autre côté, aux crevettes, pour « checker les lignes ». Elles sont propres. Petzi se jette à l’eau sous l’objectif de Pedro. Au passage, il aura renfiler sa combi toute mouillée.

Le surf est saisissant de facilité, l’eau est moins froide. Une session bien agréable en somme...

On a fait une belle promenade du côté de la côté sauvage qui porte bien son nom. Elle est bien découpée et plonge dans la mer. Cette dernière s'y creuse des passages secrets digne de Tintin et l'Île noire pour les connaisseurs. On aperçoit au loin quelques têtes noires à l’eau. Surfeurs ou colonie de marsouins ? On court (ils sont mignons n’est-il pas…). On découvre sous nos yeux ébahis une baie digne des plus beaux films de surf. La vague est longue, droite et déroule sans accro si ce n’est un gros rocher planté au beau milieu qui vient faire de la mousse. Une dizaine de surfeurs marsouins sont à l’eau. La vie est tout de même surprenante en Bretagne : au détour d’une falaise, une baie, dans la baie, des vagues et sur les vagues, des surfeurs. Il y a des gens qui vivent vraiment au rythme de l’océan … ou du moins ils entretiennent le mythe. Nous l’avons rencontré en frais ce mythe: nous sommes mardi soir, une belle session de surf après le boulot sur fond de coucher de soleil...

Pedro et Petzi commencent à s’impatienter des conditions, même si on sait où aller surfer, si le cœur sans vent nous en dit.

On rentre à pied de nuit par les petits chemins. Le hameau de Kibernosc est exactement tel que je pouvais me l’imaginer : accroché à la terre face à l’océan, balayé par le vent. Les maisons sont toutes petites, serrées les unes contre les autres. Le village dort déjà…on ne tardera pas

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