mardi 30 octobre 2007

De retour sur les balkans

Dans le fond, ce serait bien de voir établi un gouvernement belge à la même date qu'une solution définitive pour le Kosovo... Sans jouer les iconoclastes, cela montrerait qu'au-delà des divergences profondes qui peuvent régenter la vie de plusieurs (au moins deux) communautés eu sein d'un même espace, il peut encore y avoir un dialogue et un projet commun. Si j'écris solution, je pèse mes mots. Je n'ai pas dit indépendance...

L'indépendance de la Flandre est-elle viable ? Les flamands sont-ils indépendantistes ?

L'indépendance du Kosovo est-il viable ? Les Albanais sont-il indépendantistes ? Je ne suis pas juste, car je devrais dire, les Albanais du Kosovo ?

Poser la question est-il déjà y répondre ? Dans les deux cas toutefois, les précédents et les impacts dans la région (Balkan et Union européenne) seraient pour le moins sérieux... Les autres petits poucets ne tarderaient pas à donner de la voix. Cela mettrait tout sans dessus dessous.

Quel schémas pour quelle sortie de crise alors ?

Florence Hartmann écrivait que la justice avait ceci de transcendant qu'elle permettait la réconciliation, la notion de pardon. Désacralisé de ses liens religieux, le pardon ouvre à la justice reconstructive. Jean-Marc Ferry en a abondamment et de manière pertinente développé les possibles tenants et aboutissant.

Une justice reconstructive dans les balkans reste très douloureuse à émerger. La fin de mission de Carla Del Ponte se dessine comme l'aveu d'un demi-échec. Une justice reconstructive en Belgique a surtout été expérimentée pour les génocides (shoa et rwanda). Certains, encore aujourd'hui, crie à la récupération populiste alors qu'il s'agt tout de même d'un acte politique fondamental et qui ne peut s'épuiser. On pourrait toutefois expérimenter une pratique de la justice et d'une éthique reconstructive sociale: par exemple, pour les soldats flamands morts de n'avoir compris les ordres français hier, pour les plus vulnérables des wallons dans la noyade socio-économique aujourd'hui. En bref, pour une éthique reconstructive de la solidarité au-delà des générations. En bref, l'arrogante domination culturelle et économique d'hier versus celle d'aujourd'hui...

Ce serait bien, oui ce serait bien...Quand est-ce que Martti Ahtisaari vient chez nous ?

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